La "psychothérapie interactionnelle et stratégique", mieux connue sous l'expression "thérapie brève", est issue des recherches du Mental Research Institute de Palo Alto (US). Ses représentants, dont Paul Watzlawick et Gregory Bateson, y ont développé un modèle de psychotérapie original qui repose avant tout sur la notion de changement concret.
Les recherches de l'équipe de Palo Alto, et notamment du célèbre Institut Gregory Bateson (Belgique), représentant officiel du MRI en Europe francophone, ont élaboré des stratégies efficaces de psychothérapie destinées à amener une personne en souffrance à sortir de la situation problématique dans laquelle elle se trouve enfermée.
Lorsqu'une personne s'est cassée une jambe, nous pouvons nous asseoir à côté d'elle et passer des heures - tandis qu'elle gémit! - à tenter de comprendre l'enchaînement des causes qui ont mené à l'accident. Mais nous pouvons aussi réduire la fracture, placer une attelle et administrer un antidouleur. C'est cela que nous recherchons en thérapie brève: réduire les symptômes et permettre un soulagement rapide de la douleur.
Cette méthode de psychothérapie vise donc directement le soulagement de la souffrance actuelle par le changement et il en résulte bien souvent que la thérapie est de courte durée.
C'est à ce titre que la thérapie est dite "brève" mais son objectif est sa réussite et non sa brièveté. Ainsi, nous l’envisageons comme une conséquence plutôt que comme une fin en soi.